made in canada #1

10 idiomes Québecois que les Français ne comprennent pas !

Bonjour !

Il n’y a pas que les langues étrangères qui m’intéressent : la mienne aussi !

J’ai beaucoup d’affection pour l’accent québécois, que je ne maîtrise pas tout à fait, même après avoir regardé BEAUCOUP d’émissions de rénovation et de déco sur une chaîne du câble dédiée à la maison et qui a changé plusieurs fois de nom. J’y ai appris la signification du verbe « magasiner » (faire les magasins 🙂 )…

Avant de commencer, une petite vidéo sur l’accent québécois !

Et une autre sur encore plus d’expressions Québecoises, avec une vraie Québecoise, pour toujours plus d’accent Québecois, parce qu’on aime ça 😉

Et enfin, une traduction d’un Article du site Matador Network, qui compile de nombreux articles sur le voyage.

10 idiomes Québecois que les Français ne comprennent pas !

Source : Matador Network
Ecrit par : Morgane Croissant
Le : 18 novembre 2014
Traduit par : Moi-même

1. Ça a pas d’allure !

Un Français pensera que cette phrase veut dire que quelque chose n’a pas de style, n’est pas élégant. « Ne pas avoir d’allure », en français canadien, cela veut seulement dire que ce qui se passe est complètement fou ou ridicule, que ça na pas de sens.

Exemple :
A: Martine a décidé d’aller au travail à bicyclette ce matin malgré la neige.
B: Ben là, ça a pas d’allure son affaire !

 

2. Avoir des bibittes

Qui signifie « avoir des problèmes mentaux ».
Il y a une explication très simple au fait que les Français ne comprennent pas ou même n’utilisent pas cette expression : « bite » est un mot vulgaire pour désigner l’appareil génital masculin qui n’est pas approprié dans une conversation polie.
Je me souviens du jour où ma collègue Canadienne francophone a utilisé cette expression pour la première fois, j’ai failli tomber de ma chaise. Même si nous étions amies, elle avait l’âge de ma mère et nous n’avions jusqu’à ce jour pas parlé des parties intimes de qui que ce soit, alors pourquoi donc avait-elle décidé ce jour-là d’utiliser ce mot ? Il m’a fallu un moment pour capter mais le soulagement (et le rire muet) qui a suivi… c’était trop drôle.

Exemple :
A. Morgane, est-ce que t’as des bibittes?
B. Non, ça va. Pas de « bibittes » chez moi. Merci de demander.

 

3. C’est tiguidou!

« C’est OK ! Tout va bien ! »
« Tiguidou » est simple, marrant et si vous traînez avec des Canadiens francophones pendant suffisamment longtemps, vous l’entendrez sûrement. Pas besoin d’un dictionnaire pour déchiffrer l’adorable « tiguidou ».
Pourtant, si vous croyez que « tiguidou » est la preuve inattaquable que vous êtes bilingue en français canadien, lisez la phrase suivante et repensez-y ensuite : « Tiguidou, l’affaire est ketchup. » L’utilisation de condiments rend les Français quelque peu confus.

Exemple :
A: Je serai là demain. Je passe te prendre à 21h.
B: Tiguidou.
A: J’ai réservé une table alors ne soit pas en retard.
B: L’affaire est ketchup!

 

4. Être en mosus

Être furieux.
Les Canadiens francophones ont longtemps été une bande de catholiques acharnés mais leurs gros mots sont juste des dérivés déformés de jargon d’église. « Mosus » (ou « mausus ») est une variante (joliment tirée par les cheveux) de « maudit » et ce n’est évident pour personne, pas même pour les Français, que cela a un rapport avec la mauvaise humeur.

Exemple :
A: As-tu parlé avec Simon récemment ? Je n’ai pas eu de ses nouvelles depuis un bout de temps.
B: Non, il est en mosus, il ne me parle plus.

 

5. Attache ta tuque !

Prépare-toi !
Rien ne fait plus Canadien francophone que de dire « Mets ta toque » pour exprimer l’anticipation. « Tuque » est un mot inconnu des Français (la joie des climats tempérés), mais c’est un accessoire indispensable aux Québecois gelés.

Exemple : Je vais pousser cette luge en bas de la colline, attache ta tuque !

 

6. Avoir de l’eau dans la cave

Avoir un pantalon trop court.
Au Canada francophone, si vous avez « de l’eau dans la cave », celui qui vous a dit cela ne vous parle pas d’une inondation inattendue dans votre cave, mais vous avez sûrement grandi de quelques centimètres ou vous avez ourlé votre pantalon alors que vous étiez saoul. En France, on dit que vous êtes « allés à la pêche aux moules » (charmant !) ou que vous « avez emprunté le pantalon de votre petit frère / petite sœur ». Peu importe où vous habiter, achetez un nouveau pantalon et changez de couturière.

Exemple :
Je voulais porter mon pantalon noir pour mon entretien demain. Il est classe.
Classe comme si tu avais de l’eau dans la cave.

 

7. Pantoute

Pas du tout.
Lorsque les Français disent « pas du tout », les Canadiens francophones disent « pantoute ». C’est plus court, c’est largement utilisé mais pour moi, ça sonne un peu comme « pantoufle ».

Exemple :
A: T’es en mosus ?
B: Pantoute ! Tout va bien !

 

8. Malcommode

Être malpoli / impoli.
Si quelqu’un est désagréable, il est « malcommode ». Soyez juste contents que ce ne soit pas « un esti d’cave » (un trou du cul de premier ordre).

Exemple :
A: Salut !
B: (pas de réponse)
A: Elle est ben malcommode!

 

9. J’suis tanné

J’en ai assez.
En France, « tanner » n’a qu’un seul et unique sens : tanner une peau pour en faire du cuir. Au Canada francophone, « tanner » quelqu’un ou « être tanné » peut vouloir dire que vous en avez assez.

pas tout à fait d’accord sur cette expression, je la connaissais,
mais plutôt dans le sens être fatigué ou épuisé, quoique « tu me tannes » pourrait signifier « tu me saoules », « arrête de me tanner » pour quelqu’un qui revient toujours à la charge à vous demander encore et encore la même chose.

Exemple :
A: J’ai l’impression que je ne me ferai jamais comprendre au Québec.
B: T’es tanné, hein? T’inquiète pas, avec un peu de pratique, « l’affaire est ketchup. »
A: Oh mon dieu…

 

10. J’aime frencher mon chum !

J’aime embrasser mon copain.
Les Canadiens francophones sont des gens courageux. Ils sont encerclés par les anglophones et ils arrivent à maintenir leur langue et leurs traditions. Mais en dépit de tous leurs efforts, parfois, l’anglais s’infiltre et c’est plutôt marrant d’être témoin de cela.
« Frencher », moitié français, moitié anglais, est assez évident pour ceux qui parlent un peut anglais. Les Français devrait en connaitre la signification (après ce sont eux qui ont inventé le truc !), mais nous n’utilisons pas ce drôle de verbe hybride. « Chum » ou « blonde » sont des mots plutôt communs pour parler de sa tendre moitié. Même si votre copine est rousse, vous dites votre « blonde » et vous faites comme si de rien n’était.

Exemple :
A: Où est ton fils ?
B: Il frenche sa blonde derrière la maison. Il croit que je ne les vois pas.
A: Y’est niaiseux ! (qu’il est bête !)

À tantôt ! (oups! ça c’est belge…)

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