mémento de hongrois #2

Le hongrois, c’est facile

Encore un article pour vous dégoûter donner envie d’apprendre le hongrois ! (Après c’est promis, on s’y met vraiment !!)

Le hongrois, c’est facile ? J’ai beau trouver cette langue fascinante, j’avoue que son apprentissage me pose quelques problèmes^^ Il y a des tonnes de cas, deux façons différentes de conjuguer les verbes selon qu’ils sont transitifs ou intransitifs (càd selon qu’ils ont ou pas un complément direct), les mots sont souvent très différents des autres langues que je connais pour l’instant… (voir toutes les autres particularités du hongrois)

Le hongrois est une langue étrangère, c’est le moins qu’on puisse dire !

Mais ce n’est pas l’avis de Benny.
Vous avez sûrement entendu parler de ce sympathique Irlandais qui s’est découvert « tardivement » une passion pour les langues étrangères et parcourt le monde en se donnant pour objectif d’apprendre des langues en trois mois de temps. D’où le nom de son blog « fluent in three months ». Il parle aisément 7 ou 8 langues : Une petite vidéo 😉. L’objectif de sa méthode est de pouvoir communiquer avec des natifs, cela ne concerne donc pas l’écrit en premier lieu.

Benny, donc, a passé du temps en Hongrie et appris le hongrois : vidéo, interview en hongrois. Pour savoir pourquoi le hongrois est facile, lisez son article en suivant le lien ci-dessous ou ma traduction de son article ci-ci-dessous 😉 (les parties en encart – décalées, en italique et avec une barre verticale à côté – sont mes commentaires personnels :P)

Lien : Why Hungarian is easy : Blog Fluent In Three Months
Traduction : Moi

Pourquoi Le hongrois c’est facile

« À coup sûr, vous vous y êtes pris à deux fois pour lire le titre de ce post, mais oui vous avez bien lu : le hongrois, c’est facile.

Le hongrois n’est pas une langue indo-européenne (en fait, l’hindi a bien plus de choses en commun avec l’anglais, le français, l’allemand, le russe etc. que le hongrois !), c’est une langue très différente de celle de ses voisins et à cause de cela, le hongrois a la réputation d’être l’une des langues les plus difficiles à apprendre.

Et en effet, ça peut être “difficile”. Mais pas parce qu’une flopée de personnes le disent. La question, c’est ce que VOUS pensez et comment vous vous y prenez. Il n’y a pas de langue plus difficile qu’une autre, c’est une question d’attitude. Si vous êtes en mode “pessimiste”, vous trouverez des tonnes de raisons pour lesquelles le hongrois, l’espagnol ou le français sont des langues “impossibles” à apprendre.

C’est en faisant exactement l’inverse que j’ai réussi à parler hongrois en tout juste deux mois. Au grand dam de tous ceux que je rencontre qui sont convaincus que le hongrois est la langue la plus difficile du monde, j’affirme que pour moi ça a été extrêmement facile.

 

Mon approche consiste à ne pas mettre de barrières mentales, ne pas douter de soi, ne pas avoir peur de dire quelque chose ou de faire des erreurs, j’ai parlé tout simplement et me suis laissé entraîner pour progresser jusqu’à être capable de construire des amitiés sincères entièrement en parlant hongrois.

Mais plutôt que de répéter “le hongrois, c’est facile” encore et encore, comme un mantra vide de sens, j’ai cherché des aspects de la langue qui soutiennent et permettent d’avoir cette mentalité, et je vais partager mes trouvailles avec vous dans ce post dans l’espoir que d’autres apprenants du hongrois puissent à l’avenir ignorer les paroles de découragement des autres apprenants, voire des Hongrois eux-mêmes. Le temps de se chercher des excuses est révolu !

Évidemment, j’ai fait pareil pour le tchèque, et j’ai même écrit tout un livre à ce sujet à propos de l’allemand selon les mêmes principes.

La meilleure façon d’apprendre ?

Si vous êtes nouveau sur ce blog, vous ne m’avez peut-être pas encore entendu dire que la meilleure façon de parler couramment une langue, n’importe laquelle, est de commencer à la parler dès le début. Le hongrois ne fait pas exception à la règle. N’ayez pas recours au sempiternel joker “j’attends d’être meilleur pour parler”.

Si vous vivez en Hongrie, arrêtez de ne traîner qu’avec des expatriés et si vous voulez apprendre depuis l’étranger, sachez que des milliers de Hongrois sont inscrits sur les sites d’échanges linguistiques et sont frustrés parce que personne ne veut pratiquer leur langue, alors qu’il suffit d’un appel Skype. Sérieusement.

Commencez à parler dès maintenant et faites vous guider par quelqu’un pour vous imprégner de l’esprit/du sentiment de la langue ! Sinon vous pouvez trouver des podcasts et écouter la radio hongroise en streaming, cherchez les mots que vous ne connaissez pas sur le dictionnaire en ligne Sztaki, et lisez sans compter des sites web et des livres dans la langue. Un blog sympa par exemple : Öt év – öt nyelv (5 ans, 5 langues) tenu par mon ami Bálint, qui a également traduit « the Language Hacking Guide » en hongrois (lequel est disponible dans les téléchargements multilingues).

Sinon, vous pouvez utiliser les outils traditionnels, mais ne vous y attardez pas. Pour les livres, j’ai trouvé « Hungarian – an essential grammar » plutôt utile avec des explications très techniques sur la langue (pas pour les âmes sensibles, contrairement à d’autres cours il n’y a pas de belles images ou de gentils dialogues, c’est de la grammaire pure et dure mais c’est très bien expliqué). « Colloquial Hungarian » est un méthode plus naturelle de se glisser dans la langue avec des tas d’exemples en contexte et qui permet d’apprendre le vocabulaire essentiel dans le bon ordre. J’aime aussi apprendre via une autre langue, j’ai apprécié la méthode Assimil « Le Hongrois de poche » en français.

Grammaire

1. Les cas

L’une des premières choses que vous entendrez lorsque quelqu’un vous parlera du hongrois c’est qu’il y a “plus de vingt cas” (le nombre exact dépend des sources). C’est n’importe quoi.

Ayant appris une langue slave (tchèque) et l’allemand, j’ai une assez bonne idée de ce qu’est un cas grammatical : génitif, datif, accusatif, vocatif etc. et j’ai mes méthodes pour dépasser le problème (voire les guides pour le tchèque/l’allemand), cela demande du travail, c’est certain, et ça va vous ralentir dans votre apprentissage.

Les “cas” en hongrois n’ont rien à voir avec ça. Il n’y a rien de compliqué du tout là-dedans ! C’est juste un mot technique pour désigner la “préposition qui est attachée à la fin du mot”. Alors que pour le tchèque chaque cas demande à ce que vous sachiez (ou au moins exploriez) près de quatorze combinaisons possibles par mot (lorsque par chance ils suivent une règle), le hongrois en a juste deux ou trois, et la plupart du temps le choix est évident.

Sérieusement, ce sont juste des prépositions ! Vous pouvez appeler ça du “datif”, mais en fait c’est “de/pour”. Alors qu’en allemand pour mettre un mot au datif vous devez choisir le bon article (dem, der, dem) en fonction du genre, puis modifier la fin de l’adjectif, et ensuite parfois mettre la bonne fin au nom, en hongrois, vous devez juste ajouter “-nek” ou “-nak” à la fin. Lequel utiliser dépend des voyelles dans le mot.

Ainsi, « Csillának adtam egy könyvet » veut dire « J’ai donné un livre à Csilla ». “À” Budapest s’écrit Budapesten. Ces “cas” n’ont pas d’influence sur les articles ou les adjectifs et ne sont qu’une courte liste à apprendre, vous devez de toutes façons apprendre aussi une liste de prépositions dans les langues qui utilisent des prépositions.

Il faut s’habituer à attacher tout ça à la fin plutôt que de le mettre devant, le seul truc un peu retors ce sont les démonstratifs (ce ou cette) où il faut également attacher quelque chose à ce/cette. Mais c’est tout !

(Les possessifs fonctionnent un peu de la même manière. Mon/ton/son etc. s’attachent à la fin du mot et ne se mettent pas devant.)

Arrêtez de penser en terme de cas, prenez-les comme des prépositions et ça ira. Pensez que “avec John” devient “John avec” et la difficulté s’efface d’elle-même.

Verdict : facile

completely disagree (!!) sur cette question des cas : pour les langues slaves je ne dis pas (je ne me suis pas penchée là-dessus quand j’ai tenté le polonais), mais pour l’allemand, en connaissant les règles de grammaire c’est aussi facile de décliner correctement. Il faut connaître le genre des mots… ça c’est la base de tout en même temps… connaître son tableau de déclinaisons des adjectifs (c’est soit e soit en avec des articles définis et c’est une fin logique avec les articles indéfinis)… les suffixes sur les noms sont des cas particuliers au datif pluriel (toujours un n à la fin) et pour les masculins faibles qui prennent toujours en à la fin dans tous les cas sauf au nominatif-sujet.
En hongrois, c’est une question de sonorité – avec l’harmonisation vocalique – et seul le suffixe change parce que les articles sont attachés à la fin du mot et inclus dans la terminaison… avec 20 cas à reconnaître au final ce n’est pas plus simple ou plus compliqué, c’est juste différent.
C’est vrai qu’on n’a pas besoin de connaître le nom scientifique de chaque cas, mais savoir quand (dans quel CAS !, c’est de là que ça vient) utiliser quelle terminaison, ça peut servir 😛

2. Phonétique

Le hongrois est une presque entièrement phonétique.

Cela prend du temps de s’habituer à ce que « sz » représente le son « s » et que le « s » seul représente le son « ch », que le “c” se prononce “ts” (en esperanto et dans les langues slaves c’est la même chose) et à ce que “cs” se prononce “tch”, « j » se prononce “y”, « zs » se prononce « je », les « ö » et « ü » (et leurs versions longues) sont des sons voyelles différents et le fameux « gy » qui se trouve déjà dans le nom de la langue, ‘magyar’ est aussi un son que nous n’avons pas en français, mais qui oscille entre le “dy” et le “ly” prononcé juste comme un “y”. Le « r » est roulé comme en espagnol.

C’est un petit résumé des différences les plus notables.

Le reste de la phonétique est plutôt intuitif et n’est pas du tout étrange, vous pouvez facilement écrire un mot que vous entendez ou lire un mot écrit à haute voix, même lorsque vous le rencontrez pour la première fois (pas comme en anglais ou en français). Apprenez les particularités ci-dessus et vous vous en sortirez. Cela peut sembler compliqué, mais prononcer une langue basée sur l’orthographe comme le français est bien plus compliqué en réalité.

Verdict : facile

Ça c’est bien vrai. Une fois qu’on connaît la prononciation des lettres spéciales, il n’y a aucune difficulté. Le hongrois s’écrit comme il se prononce, et vice versa !

3. Conjugaisons

La conjugaison suit un schéma européen classique de 1ère, 2e, 3e personne du singulier puis 1ère, 2e, 3e personne du pluriel et cela ressemble étrangement de bien des manières à l’espagnol ou à l’italien.

Par exemple, « parler » se dit “beszél”, mais tu parles se dit “beszélsz” (souvenez-vous, sz se prononce “s”), comme en espagnol hablar –> hablas. Parce que les deux langues n’ont pas la même origine, ces similitudes sont des coïncidences mais ce n’en sont pas moins des similitudes.

La partie la plus facile de la conjugaison du hongrois est le fait qu’elle est basée sur à peu près trois temps : le passé, le présent et le futur. Toutes les autres langues européennes ont un passé composé, un plus-que-parfait etc. c’est plus simple en hongrois. Toutes les conjugaisons cohérentes, il y a bien moins de verbes irréguliers que dans beaucoup d’autres langues.

La seule chose à laquelle il faut s’habituer, c’est de distinguer la conjugaison définie et la conjugaison indéfinie, qui n’existe pas dans les autres langues européennes. C’est un problème délicat, cependant les bases ne sont pas si compliquées (vous devez simplement vous poser la question si l’objet dans la phrase a un article défini ou indéfini), et même si vous vous embrouillez en apprenant, les Hongrois vous comprendront.

Comme pour toute langue, vous devez apprendre quelques tableaux pour savoir l’essentiel et comprendre comment fonctionne la conjugaison, mais je trouve les complexités de la conjugaison en espagnol bien plus diverses. Je trouve le hongrois plus logique et prévisible, même en prenant en compte les quelques « exceptions ».

Verdict : facile

D’accord aussi. On n’utilise les pronoms personnels sujets comme en espagnol pour mettre l’emphase sur le sujet. Beaucoup de verbes irréguliers ou pas je ne sais pas. La conjugaison, dans toutes les langues il faut l’apprendre, et c’est tout.

Je crois cependant que Benny oublie de parler de l’harmonisation vocalique aussi dans la conjugaison (le fait que la terminaison du verbe utilise une voyelle plutôt qu’une autre en fonction des autres voyelles du verbe, les histoires de sons clairs et sombres). Mais une fois qu’on est habitué à l’harmonisation de la langue, ça ne doit pas poser de problème particulier.

4. Genre des noms

Désolé, le hongrois n’a pas de genre grammatical. Donc il n’y a pas à se préoccuper de manière spéciale pour dire « le/la », comment décliner l’adjectif selon le cas. Il n’y a pas non plus de truc mnémotechnique pour s’assurer d’utiliser le bon article.

Verdict : c’est vraiment trop facile

Oui, c’est « a » ou « az » selon que le mot commence par un son consonne ou voyelle.

5. Pluriels

Le hongrois est aussi simple que l’anglais sur ce point ! l’anglais utilise le ‘s’ (dogs), le hongrois utilise le ‘k’ (kutyák). Si le nom se termine par une voyelle alors celle-ci prend un accent et si c’est un possessif, le nom prend un ‘i’ avant la terminaison du possessif. Tout simplement.

Verdict : un jeu d’enfant

Les pluriels réguliers, c’est bien ! (et surtout reposant^^)

Vocabulaire

C’est ce qui intimide le plus habituellement, puisque la langue n’est reliée à aucune autre, beaucoup de mots sont très différents.

Différentes manières de former les mots

Habituellement, lorsque quelqu’un veut vraiment vous décourager, il vous lance un mot obscur, le plus long et le plus horrible qu’il puisse trouver, mais c’est plus une exception qu’une règle. Gardez en tête que les prépositions et les marques du possessifs vont à la fin, s’attachent au mot, qu’il n’y a pas d’espace. C’est comme si l’on disait en français « ami-mon-avec » au lieu de « avec mon ami ». Il faut du temps pour s’y habituer mais ce n’est pas si terrible.

Souvenez-vous que c’est simplement une manière de penser différente, une autre manière de former les mots. Si vous vous mettez tout de suite en mode « bébé qui pleure » et que vous vous plaignez de tout ce qui est différent du français, vous passez complètement à côté du truc. Vous apprenez une langue étrangère justement parce que c’est différent ! Si c’était pareil, ce ne serait pas une langue étrangère.

Suivez le mouvement au lieu de pleurnicher à tout propos. Accepter les différences au lieu de vous en plaindre tout le temps est la meilleure façon de les dépasser rapidement.

Les mots ont une structure qui accorde les voyelles, ce qui donne une certaine musicalité à la langue. Cela a été plus facile pour moi car l’irlandais possède un peu la même harmonisation des voyelles, mais cette structure suit une vraie logique. C’est différent et il faut du temps pour s’y habituer, mais les règles qui régissent cette logique sont simples.

Des centaines de mots que vous connaissez déjà

J’aime rappeler aux gens lorsqu’ils débutent qu’ils connaissent déjà une centaine de mots en réalité. C’est impossible de commencer une langue en ne connaissant absolument rien parce qu’il y a toujours quelque chose quelque part à un moment donné qui ressemble à quelque chose que vous connaissez et c’est particulièrement vrai pour le vocabulaire.

Le hongrois n’y fait pas exception. Le hongrois a beau appartenir à une toute autre famille linguistique, la Hongrie se situe en Europe, ce qui signifie que la langue a emprunté de nombreux mots à ses voisins et si vous vous familiarisez avec cette liste de mots, vous aurez un bon ancrage de départ.

Si vous vous souvenez que l’orthographe correspond à la phonétique en hongrois, vous reconnaîtrez facilement : alkohol, analízis, asztrológia, bank, busz, kategória, kombináció, kommunizmus, dizájn (qui se prononce précisément comme “design”), dráma, elefánt, feminista, idióta, liberális, magazin, misszió, neutrális, opera, park, pesszimista, placebó, probléma, szex, sport, stratégia, stressz, taxi, toalett, túrista, tradíció…

La liste n’est pas exhaustive ! Lorsque j’apprenais le hongrois, nous notions sans arrêt ces mots et nous avons réussi à compiler une liste de près de 500 mots ! Accédez au document PDF.

C’est un bon début pour vous aider à parler rapidement, bien que ce ne sont pas les mots les plus typiques que vous utiliserez, mais ils sont formés avec une incroyable cohérence.

La formation des mots est simple

Avec une bonne technique de mémorisation, apprendre du nouveau vocabulaire est plus facile. La bonne nouvelle est que vous aller commencer à repérer des structures qui rendront rapidement votre apprentissage du vocabulaire plus facile à assimiler.

Les mots sont formés en ajoutant des préfixes et des suffixes, ce qui signifie qu’une fois que vous connaissez le mot de base, vous avez plus de flexibilité pour créer d’autres mots que vous n’en avez en anglais, en français ou dans d’autres langues.

Par exemple : szent signifie “sacré” ou “saint”. Szentség veut dire sainteté (en ajoutant le suffixe -ség pour former le nom en ‘-té’). Szentségtelen veut dire impie (an ajoutant le suffixe -telen pour former un adjectif en ‘in-‘). Megszentségtelenít veut dire profaner (en ajoutant le suffixe -ít pour former le verbe, càd “faire faire quelque chose à quelque chose ou quelqu’un” et le co-verbe meg (qui indique généralement qu’une action est achevée) fréquemment utilisé dans de telles situations).

Si vous voyez des mots comme impie en français, vous ne pouvez pas le simplifier pour découvrir ce qu’il signifie. En hongrois, apprendre un petit nombre de préfixes et de suffixes (une bonne liste avec explications est donnée dans “Hungarian – An essential grammar”) augmente de façon exponentielle vos possibilités pour créer et comprendre des mots, et réduit de beaucoup votre travail de mémoire.

Par exemple, -ász ou -ész est ajouté au radical du verbe pour former des métiers. Ainsi, épít = construire, építész = architecte, gyógy- = guérir, gyógyász = docteur, hal = poisson, halász = pêcheur, nyelv = langage, nyelvész = linguiste, szín = scène, színész = acteur. C’est plus riche que l’anglais ou le français. Une fois que vous avez appris ces petits trucs pour changer les mots et que vous avez appris le vocabulaire de base, vous possédez un bagage de milliers de mots !

Verdict : FACILE !

Il est clair que si on apprend une langue étrangère, il ne faut pas aller se plaindre de son « étrangèreté » 😉
Chercher une ancre, quelque chose qu’on connaît et qui nous aide par association (avec notre langue maternelle ou une autre langue) à nous souvenir du vocabulaire ou de structures de phrases c’est toujours ça de gagné pour économiser sa mémoire !
Les mots transparents c’est pratique ! Attention aux faux amis, je ne sais pas ce qu’il en est pour le hongrois 🙁
Les préfixes/suffixes, dans une moindre mesure, on en trouve presque dans toutes les langues. C’est avec la pratique qu’on commence à savoir lesquels on utilise dans quel contexte !

Apprendre pour aller toujours plus loin

Il est impossible de résumer tout ce qu’il faudrait savoir d’une langue dans un post relativement court comme celui-ci, ce n’était pas le but. Bien sûr vous pourrez contrer tout ça avec une liste de raisons qui font que le hongrois est difficile, mais il n’y a aucune raison de faire ça – c’est le cas de toutes les langues !

De plus, essayer de prouver qu’une langue est la plus difficile, ne sert à rien si ce n’est de susciter une masturbation mentale pour les linguistes ou la fierté des locuteurs natifs. Si vous apprenez une langue pour bénéficier de son héritage culturel, pour vivre dans le pays ou tout simplement parce que vous en avez envie, qui se soucie de savoir où se situe cette langue par rapport à d’autres sur une échelle des langues ?

Ne rien voir d’autres que les différences et les difficultés de la langue n’est pas du tout le bonne façon de voir une langue. Cela ne vous aide en aucune façon?

Si vous vous concentrez sur le fait que c’est impossible, votre entreprise est vouée à l’échec. Dire qu’une langue est difficile est comme une prophétie qui s’auto-nourrit d’autant plus que vous trouvez de preuves qui soutiennent cette théorie (et vous allez en trouver !), vous allez vous décourager et vous ne saurez jamais parler cette langue à cause de cela. Le problème ne vient pas vraiment des difficultés, mais de votre attitude face à ces difficultés !

Démarrez du bon pied et concentrez-vous sur les points dont j’ai parlé ci-dessus. Lorsque vous rencontrez une difficulté, acceptez le fait que vous ne saurez pas parler parfaitement du premier coup. Il y a de nombreuses façons de parler une langue dès le premier jour sans être un expert, et vous allez y arriver en très peu de temps si vous adoptez une attitude positive.

Et plus important, je peux vous le dire par expérience, que les Hongrois apprécient vraiment les gens qui font l’effort d’apprendre leur langue. Ils vous encourageront toujours, vous aideront et sauront se montrer patient lorsque vous ferez des erreurs. »

 

Si apprendre le hongrois n’est pas facile, en tous cas, ce n’est pas tellement plus difficile que d’apprendre n’importe quelle langue ! Au boulot !

Viszlát!

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